Après le passage de La Secrétaire d’état à l’écologie, dans les Pyrénées, les socialistes du canton de CAMPAN proposent un plan de réintroduction du campagnol bigourdan, dans les jardins de la mairie de BAGNERES de BIGORRE au nom du maintien et de la protection de la biodiversité.
On voit ici et là fleurir, sur les murs de bâtiments communaux de nos vallées, des graffitis favorables au maintien des ours bagnèrais d’origine slovène, réintroduits dans les zones d’agro pastoralisme et d’activités touristiques………….
Outre que devant ce genre de dégradations d’édifices publics, l’autorité municipale de CAMPAN n’exprime aucune réaction, ni aucune réprimande, on s’étonne, en pleine période d’activités touristiques, du peu d’empressement que manifestent ses services techniques pour effacer ces traces de peinture disgracieuses et insultantes pour les éleveurs et les amoureux de nos montagnes, qui ont été déposées anonymement par quelque individu en mal de reconnaissance pseudo écologique.
Dans les Pyrénées centrales où l’activité agro-pastorale se maintient à grand peine, la mise en œuvre de cette réintroduction d’ours, malheureuse tout autant qu’imbécile, décidée par les tenants de l’état RPR-UMP, doit impérativement s’arrêter.
C’est grâce au courage et à la volonté de quelques agriculteurs, réels professionnels de l’écologie et du développement durable – puisque « eux, ils cultivent la vie » – que nos vallées et nos montagnes restent si attrayantes.
Devons-nous donc attendre les attaques de ce prédateur – rien à voir avec « gros nounours » de notre enfance et de « bonne nuit les petits », prédateur qui avoisine les 120kgs et les 1m50 de hauteur, sur un randonneur dans nos estives, un promeneur dans nos vallées, un chercheur de champignons dans nos forêts, un pêcheur dans nos lacs ou un berger désarmé au milieu de son troupeau, pour le considérer enfin comme « un ours à problème » ?…Fransca n’est pas un ours à problème, c’est sa réintroduction et celle de ses congénères dans des zones d’activité humaine qui posent problème – et – sérieusement !……….. Retirer FRANSKA des zones où elle sévit, ce n’est pas apparemment l’avis de Madame Nathalie KOSCIUSKO-MORIZET qui, après avoir, comme on dit au pays du rugby, « tapé en touche » devant la montée de la colère de nos éleveurs, a maintenu la mise en place de cette réintroduction.
Elle vient même de reconnaître, implicitement, que lorsqu’un ours, en zone agro-pastorale, tue des brebis, les fait se précipiter du haut d’une falaise dans le vide, fait « exploser » les troupeaux que les éleveurs ont tant de mal à rassembler, tout cela n’était, de tout évidence, pas un problème et semblait tout à fait naturel !………..
« Naturel » ,vous avez dit, « naturel » ! Eh bien, les socialistes campanois proposent, « tout naturellement », qu’une telle logique soit poussée jusqu’à son terme.
Favorables à la protection et au maintien de la biodiversité, ils suggèrent que l’on réintroduise le loup sur tout le territoire français – et particulièrement dans le bois de Boulogne qui jouxte la belle commune de NEUILLY SUR SEINE où réside la famille SARKOZY – mais aussi les pumas, les lynx et pourquoi pas, pendant qu’on y est, les dinosaures, puisque nos climats européens ont tendance à se rapprocher aujourd’hui des climats tropicaux !………
Plutôt que de traiter l’urgence, Madame la Secrétaire d’Etat à l’Ecologie tergiverse, veut se donner « du temps pour analyser la situation », consulter des experts, vraisemblablement jusqu’à la période d’hibernation de cette pauvre bête qui n’avait rien demandé à personne, surtout pas d’être transplantée de son pays d’origine dans un biotope inadapté à son acclimatation et à sa fin de vie (elle a dix sept ans, nous révèle le Canard Enchaîné) étant donné les activités humaines qui s’y sont développées.
Aussi, nous Socialistes, éleveurs, fils ou petits fils d’éleveurs en vallée de Campan et de haute Bigorre, nous voulons une « montagne vivante » et pas jonchée de cadavres de moutons… On a déjà assez, aujourd’hui, de s’occuper de la surpopulation de vautours qui ne trouvent plus suffisamment de quoi se repaître dans les décharges à ciel ouvert qui viennent de fermer, et envahissent en trop grand nombre nos estives, pour avoir en plus à se préoccuper d’ours qui attaquent les troupeaux jusque dans les bergeries !
Nous avions, d’ailleurs participé aux manifestations, à Bagnères de Bigorre et Bagnères de Luchon contre la réintroduction d’ours dans les zones d’activités humaines où s’exercent le tourisme, l’agro pastoralisme, les sports de pleine nature (randonnée, VTT, mais aussi mycologie, pêche, chasse…..) et avions affirmé la nécessité, pour « préserver la biodiversité », de délimiter des sanctuaires – là où les espaces existent encore aujourd’hui- qui doivent être protégés de l’impact inhérent à toute activité humaine, comme cela se pratique en afrique.
C’est pourquoi, nous invitons nos « apprentis sorciers » qui trônent dans les palais nationaux à déclarer l’urgence de la réintroduction des campagnols bigourdans dans les jardins de la mairie de Bagnères de Bigorre et dans les jardins publics de cette commune, afin qu’ils puissent croître et prospérer à des altitudes plus clémentes… Qu’en penserait alors le maire de Bagnères qui, en charge des pouvoirs de police – comme tous les maires d’ailleurs – aurait du prendre toutes les mesures tendant à pallier ou à remédier aux événements résultant de la divagation d’animaux malfaisants ou féroces comme l’y invite la loi n° 99-5 du 6 janvier 1999 relative aux animaux dangereux errants et à la protection des animaux ?… Qu’en penserait-il lui qui vient, malgré ces dernières voltes faces, d’inventer une forme de nouveau délit, frappé encore aujourd’hui d’impunité, et qui s’apparente, ni plus ni moins, à l’exportation du trouble de voisinage dans les communes environnantes ?…
On espère, en tout cas, que cette opération innommable aura rapporté quelques subventions extraordinaires ou bonifications d’emprunts spéciales à la Communauté de Communes de Bagnères et de la Haute Bigorre, histoire d’alléger son niveau d’endettement et la pression fiscale subie par les contribuables locaux…
Le Secrétaire de la Section Socialiste du Canton de Campan,
Robert SANCELME.